Open Data en 3 exemples

Alors, c’est quoi “Open Data”?

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Selon wikipedia Open Data, c’est:

une information publique brute, qui a vocation à être librement accessible et réutilisable. La philosophie pratique de l’open data préconise une libre disponibilité pour tous et chacun, sans restriction de copyright, brevets ou d’autres mécanismes de contrôle.

L’idée derrière Open Data, c’est d’arriver à tirer profit des NTIC pour s’affranchir des contraintes techniques, juridiques et  financières rendant l’accès aux données publiques  périlleux. Le concept, apparu dans les années  90, intéressait en prime abord les administrations publiques avant d’être repris par les ONG et les organismes internationaux, et  depuis récemment par de plus en plus d’entreprises privées.

Les données sont rendues accessibles via le web et doivent être structurées et présentées dans un format permettant de les exploiter directement ou par des API. Depuis quelques années, le standard SPARQL est recommandé par la W3C (World Wide Web Consortium) mais les données sont dans la plus part des cas exportables dans les formats PDF, XLS, ou CSV pour faciliter l’interopérabilité.

Pour rendre tout cela plus concret, je vous présente 3 exemples d’utilisation d’Open Data:

La plate-forme “OpenData Afrique” de la Banque Africaine de Développement

OpenData Afrique” a été mise en place par le groupe de la Banque Africaine de Développement afin de rendre accessible les données sociales et économiques sur l’Afrique. La recherche de donnés peut être effectuée suivant plusieurs critères à savoir le(s) pays, thèmes, secteurs.  Les données peuvent être exportées en format CSV, PPT, XLS, PDF ou être incorporées directement à un autre site. Un outil dont les chercheurs, décideurs, politiques et autres économistes devraient se réjouir.

Kenya Open Data

Toutes les données sur l’administration publique, l’économie, la santé, l’éducation…sont compilées sur cette plate-forme web d’un design épuré et intuitif. Déjà à son lancement en 2011 “Kenya Open Data” permettait la consultation et la réutilisation d’informations provenant de plus de 150 bases de donnés. Aujourd’hui le site permet  d’avoir accès à un catalogue des données, de proposer des données, de consulter les données sur des cartes interactives, etc. Quelques applications communautaires sont même  proposées EduWebMedAfrica, etc.

AidData

Mise en place par Development Gateway, “AidData” est une initiative pour faciliter la collecte et la consolidation des données relatives à l’aide au développement. La plate-forme permet une vision plus granulaire et plus réelle de l’efficacité de l’aide au développement. “AidData” maintient donc une base de données sur les différentes initiatives d’appui menées par les acteurs de l’aide au développement (Banque Multilatérales de Développement, ONG, OIG, etc) et ce dans chaque région ou pays. Des données relatives au suivi-évaluation sont aussi mises à la disposition du public.

Le  concept d’Open Data, à mon avis comporte beaucoup d’opportunités que nous africains devrions saisir. L’exemple  du Kenya  est à suivre. Les nouvelles technologies sont utilisées en majorité par les jeunes. Avec ses 41% de jeunes de moins de 15 ans, le continent est plutôt bien placé pour en tirer avantage. Finalement, Open Data, c’est encore une preuve que les NTIC peuvent et doivent être mises au service du développement de l’Afrique, de la transparence et de la bonne gouvernance.

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