Cloud computing pour le secteur public africain

L’avènement et la popularisation du cloud computing a eu un impact indiscutable sur l’industrie informatique et la manière d’utiliser l’informatique dans le monde professionnel en général. De manière indiscutable, cette nouvelle manière de produire et de consommer de la technologie dans le monde professionnel apporte de nouvelles opportunités pour le secteur public. Quid du secteur public africain?

Source: http://www.siliconrepublic.com/careers/item/32108-career-memes-of-the-week-c
Source: http://www.siliconrepublic.com/careers/item/32108-career-memes-of-the-week-c

Infrastructure as a Service (IaaS)

Acquérir et maintenir une infrastructure pour chaque ministère, chaque agence de l’Etat, chaque marie, etc. coûte cher. Extrêmement cher. Dans la plupart des cas d’ailleurs, l’infrastructure est sous exploitée. De gros serveurs sont achetés à prix d’or et ne sont même pas utilisés à la moitié de leurs capacités, malgré le coup élevé de maintenance (mise à jours, gestion des incidents, disponibilité, etc.) Le modèle d’infrastructure cloud apportent de réels atouts:

  • Une meilleure exploitation des capacités de l’infrastructure
  • L’utilisation de l’infrastructure dont on a besoin et pas plus
  • Les opérations de maintenance sont externalisées et mieux effectuées
  • Faire des économies!

Platform as a Service (PaaS)

Le modèle PaaS apporte encore plus. Qui n’ a jamais remarqué les ordinateurs dans les administrations publiques dont les systèmes d’exploitation n’ont pas été mis à jour depuis leur installation? Pour aller un peu plus loin, n’importe quel spécialiste en sécurité informatique pourra aisément vérifier que de nombreux sites web d’administration ou de services publics laissent des brèches de sécurité effarantes qui auraient pu être évitées par des mises à jour des plateformes de base (système d’exploitation des serveurs, serveurs web, SGBD). Les administrations publiques s’occupent tout simplement de leur mandat principal. Et maintenir des plateformes opérationnelles n’entre pas vraiment dans leurs prérogatives. Alors en termes d’opportunités apportées par le modèle PaaS, on pourra évoquer:

  • Accroître la sécurité des applications et sites web publics en externalisant la tenue à jour des plateformes
  • Offrir des plateformes qui s’adaptent facilement (par exemple qui supportent mieux les pics de trafic)
  • Améliorer la disponibilité et la tolérance aux pannes
  • Héberger les sites et applications web publics sur des serveurs locaux(ce n’est malheureusement pas toujours le cas)
  • Faire des économies!

Softwatre as a Service

Un simple exemple et pourtant nécessaire d ‘utilisation de SaaS serait la messagerie électronique pour les services publics. Je suis souvent sidéré quand je vois des courriels Yahoo! ou Hotmail sur les cartes de visite des fonctionnaires d’état ou sur les plaquettes et les sites web d’administrations publiques. Encore une fois, acquérir et maintenir une solution applicative de courrier électronique isolée pour chaque agence publique n’est pas forcément le meilleur choix. Il existe encore beaucoup d’autres exemples où le modèle SaaS pourrait apporter énormément en efficacité, en mobilité et encore une fois aider à … faire des économies! 🙂

L’environnement actuel n’est pas propice

Le problème avec le cloud computing, c’est qu’il est totalement inapplicable sans deux éléments fondamentaux: l’électricité et l’internet à haut débit et à haute disponibilité. Les délestages récurrents que connaissent l’Afrique de l’Ouest et du Centre depuis quelques mois sont une illustration de ce qui peut freiner l’adoption du cloud copmuting dans le secteur public africain. Par ailleurs, l’accès à internet coûte malheureusement encore trop cher, la qualité du débit et la couverture laissent encore à désirer. Il y a encore de nombreuses administrations publiques qui ne disposent pas d’une connexion à Internet, surtout dans les zones rurales.

Ce que je propose

Adopter le cloud computing est un processus qui requiert certaines actions préalables mais qui apporterait énormément en efficacité et  en disponibilité pour le secteur public africain:

  • Sur le moyen et le long terme, il faudrait impérativement trouver des solutions a la crise énergétique
  • Il faudrait démocratiser l’accès à Internet en baissant les prix et en améliorant la couverture
  • Le secteur public devrait donner l’exemple. Toutes les administrations et agences publiques doivent être dotées d’un accès  en haut débit et haute disponibilité à Internet
  • Créer des data centers pour le secteur public
  • Créer des « Offices nationaux des systèmes d’information »- l’idée n’est pas nouvelle – chargés du déploiement des services cloud dans les administrations publiques et charger de gérer les data centers publics
  • Assurer la formation des fonctionnaires publics pour l’utilisation

Pensez-vous que le cloud computing peut booster le secteur public africain? De quelle manière? Donnez votre avis! 🙂

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2 réflexions au sujet de « Cloud computing pour le secteur public africain »

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