Technologies mobiles et DEL au Burkina Faso (4/5)

ORIENTER L’EVOLUTION FUTURE DU SECTEUR

Avec la croissance prévue du nombre d’abonnés mobiles dans les années prochaines, si des investissements conséquents ne sont pas effectués pour moderniser les infrastructures de télécommunications mobiles, la qualité de service pourrait se détériorer considérablement et se traduire par une incapacité à répondre aux besoins des utilisateurs de manière fiable et optimale. Ceci pourrait aussi inhiber le développement des secteurs industriels et économiques dépendant directement du secteur des mobiles. De nombreux domaines de l’économie sont aujourd’hui dépendants directement ou indirectement des technologies mobiles et leur efficacité est directement liée à la fiabilité et à l’accès aux technologies mobiles. De plus en plus de réseaux de distribution, de commerce et de services financiers s’ouvriront dans un futur proche aux moyens de paiement mobile qui répondent aux exigences du contexte local. Des services de technologies mobiles de mauvaise qualité auraient donc un impact inhibiteur d’importance non négligeable sur le développement économique local.

Antenne

Si la volonté du gouvernement de taxer plus les opérateurs de téléphonie mobile sans impacter les consommateurs finaux, augmenterait à court terme les revenus de l’Etat, confirmer cette tendance sur le moyen et le long terme pourrait réduire la volonté et les capacités d’investissement des opérateurs de télécommunication dans la modernisation des infrastructures et l’amélioration et la diversification des services offerts, et produire une stagnation du secteur. Il est primordial de trouver un équilibre entre imposition sur l’activité des télécommunications mobiles (aussi bien au niveau des opérateurs que des consommateurs) et libéralisation du secteur et promotion des investissements futurs.

D’autre part, si les terminaux d’accès et les services de données mobiles ne sont pas rendus plus abordables par rapport au pouvoir d’achat des populations, cela pourrait résulter en une inhibition de l’innovation et du développement de services à valeur ajouté liés aux données mobiles ou aux technologies de dernière génération (3G, 4G, NFC, etc.) et résulter en des pertes substantielles pour l’économie nationale.

Les terminaux mobiles sont aujourd’hui et continueront d’être dans les années à venir le principal moyen d’accès à Internet en Afrique sub-saharienne (source GSMA).  L’évolution de l’Internet est fortement liée à celle des mobiles. En d’autres termes, plus les réseaux mobiles seront accessibles et fiables, plus l’Internet pourra ouvrir des opportunités et débloquer de nouvelles niches économiques et sociales. A l’inverse, une évolution mal amorcée des télécommunications mobiles créerait des goulots d’étranglement pour l’industrie et l’économie du web encore à l’étape embryonnaire au Burkina Faso.

La structure actuelle des télécommunications mobiles met en exergue une fracture entre les zones rurales et les zones urbaines qui semblent plus favorisées aussi bien au niveau de la couverture que de la qualité des réseaux mobiles, et elle risque de s’accentuer dans le futur. Il faudrait trouver des moyens de juguler cette fracture pour éviter une bipolarité du secteur qui entrainerait l’inadéquation des services pour l’une ou l’autre des populations concernées.

La suite ici.

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